Et après le non?
Je ne sais pas si c'est le oui ou le non qui, dimanche, déterminera la signature, ou non, de la France. Mais imaginons que ce soit le non. La majorité de ce non sera un non social, anti-libéral, un non qui aura pour objectif de défendre les services publics, l'intérêt des salariés, un non fortement anti-libéral. Soit. Mais, puisque le non n'aura créé aucun nouveau levier, par rapport à la situation actuelle, les partisans du non (et les sociaux du oui, d'ailleurs) ne pourront compter que sur les mobilisations pour obtenir ce que nous voulons. Le vote non ne peut avoir un sens qu'à cette condition. Mais il y a sans doute 80%* des noniens anti-libéraux qui ne sont pas syndiqués, qui ne croient donc pas à l'action collective. A quoi servira donc ce non? Comment pourra-t-il être transformé en quelque chose de positif?
* mes bases de calculs d'apothicaire:
- 50% de non dont 20% souverainistes de droite et, donc, 30% pour la gauche.
- il y a 8% de salariés (ou chômeurs) syndiqués maxi en France, tout confondu. J'imagine que, comme dans le reste de la population, il y a aura le même pourcentage de partisans du non et du oui.